J'avais vu cette video il y a quelque temps déjà, mais je en crois pas l'avoir indiquée ici.
Je repare cette erreur maintenant.
Donc une video de 4min 30 qui présente ce qu'est le Web 2.0.
vendredi 22 février 2008
Le Web 2.0 en video.
Publié par
Louis
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18:59
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Libellés : Web 2.0
mardi 19 février 2008
Le Web 2.0 : Chapitre 1
J’ai un peu tardé, mais voilà la suite de ma critique du livre de F. Rebillard. Aujourd’hui donc, Chapitre 1 : Des hiérarchies verticales aux relations horizontales : l’avènement des communautés ? Je n’ai pas vraiment envie de chercher à faire un plan très structuré, je vais donc suivre l’argumentation de Rebillard et faire mes remarques au fur et à mesure.
La première chose que je remarque c’est qu’il noircit le trait. Les propos des laudateurs du Web 2.0 sont la plupart du temps déformer de telle sorte que leur conception des médias traditionnels paraît sans nuance. P. 20 par exemple l’auteur cherche à faire croire que dans la vision du Web 2.0, l’organisation verticale conduit « peu ou prou à annihiler
toute forme d’inventivité ». J’aimerais bien savoir qui a dit ça ! Ce qui est certain en revanche c’est que dans la perspective Web 2.0, la verticalité ne permet pas l’utilisation de toutes les ressources créatrices, qu’elle laisse de côté beaucoup de chose.
Le problème c’est que Rebillard semble s’intéresser plus au discours que les médias tiennent sur le Web 2.0, nécessairement déformé, qu’au discours tenu par les auteurs qui discutent du Web 2.0. En témoigne comme je l’ai dit, le peu de livre sur le Web 2.0 que contient sa bibliographie. Cela le conduit, d’ailleurs, à des citations très étranges. On retrouve p. 21, ce paragraphe : « Pour les partisans du web 2.0, la communauté n’est donc pas seulement une alternative à l’architecture verticale des industries de la culture et de l’information ; elle n’est rien de moins qu’une nouvelle modalité de structuration des rapports sociaux : « in the end, not an alternative society, but an alternative to society » » La citation si effectivement elle est en lien avec l’idée de la phrase et très certainement avec Internet, n’a strictement rien à voir avec le Web 2.0 comme le sous-entend la tournure de la phrase. Elle date de 1996, soit 9 ans avant « l’invention » de l’expression Web 2.0. Loin de moi l’idée de nier que cette idée soit proche des idées associées au Web 2.0, mais il aurait été plus sérieux de trouver une citation qui parlait effectivement de celui-ci.
La suite du chapitre va donc montrer que loin d’être aussi révolutionnaire, Internet et donc (puisqu’il y a association dans le livre, comme le montre les références et le langage,) le Web 2.0 ne sont qu’une évolution naturelle d’une société qui n’a jamais été ce qu’on a cru qu’elle était. La société de consommation n’était pas si verticale et la consommation pas si passive. Il y avait beaucoup d’échanges, pas autant que maintenant, mais si les choses ont évolué elles n’ont pas vraiment changé. On retrouve là un des thèmes de prédilection de Wolton.
On retrouve ainsi l’idée que la télévision n’est pas uniquement un médium passif. L’auteur cite « les travaux montrant l’importance prise par la télévision dans les conversations au domicile et au travail, ou par les séries télévisées dans la socialisation amoureuse des jeunes filles » (note 5 p. 36). Le paragraphe est un peu court et on aurait voulu avoir plus d’information. Il ne suffit pas de dire c’était pareil avant. J’avoue d’ailleurs être dubitatif, il me semble qu’entre un échange via blog (ou autre) dont les caractéristiques sont la permanence et la « searchability » (possibilité de recherche), et un échange au domicile ou au bureau, la différence est grande.
De « l’échange autour des œuvres », Rebillard passe à « l’échange des œuvres ». D’après lui, « les supports antérieurs à l’Internet, [étaient] moins commodes pour de telle pratique, mais tout autant usités pourtant » (p.23). Là c’est le « tout autant » qui me fait tilté, j’avoue n’avoir aucune idée chiffrée des échange pré-numérique, mais je doute vraiment qu’il y ait eu autant de cassette copié alors qu’il y a de mp3 échangé aujourd’hui ! S’il y a eu de l’échange, il n’a jamais connu l’ampleur qu’il a aujourd’hui.
S’il est certain que le Web 2.0 n’est pas aussi révolutionnaire que certain voudrait le présenter, s’il est certain aussi qu’Internet n’apportera pas les lendemains qui chantent, il est aussi certain qu’il est bien plus révolutionnaire que Rebillard le souhaiterait. Voilà en effet à quoi peut se réduire Internet selon lui : « Nous avons rappelé ici que, depuis les débuts de leur industrialisation, la culture et l’information ont toujours vu leur processus central de diffusion verticale et massive se compléter de relations entre consommateurs. (…) Ce qui est nouveau avec l’Internet, c’est l’envergure de ces pratiques. » (p.23).
Pour caractériser ce point de vue, je ne peut résister à citer l’auteur en transformant un peu sa prose. « Une telle analyse est abusive parce qu’elle réduit la nouveauté à cause d’une ignorance – volontaire ou involontaire – de la situation actuelle. » (p.23).
Si les processus verticaux ont toujours été complétés de processus horizontaux, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Ils ont chacun leur existence autonome, et chacun complète l’autre lorsqu’il le faut.
Et là je me rend compte que ca commence à faire long et que je n’ai traiter que du premier point du premier chapitre. Suite donc au prochain épisode.
Photo Fickr : Nimages DR, BellaHM
La première chose que je remarque c’est qu’il noircit le trait. Les propos des laudateurs du Web 2.0 sont la plupart du temps déformer de telle sorte que leur conception des médias traditionnels paraît sans nuance. P. 20 par exemple l’auteur cherche à faire croire que dans la vision du Web 2.0, l’organisation verticale conduit « peu ou prou à annihiler
toute forme d’inventivité ». J’aimerais bien savoir qui a dit ça ! Ce qui est certain en revanche c’est que dans la perspective Web 2.0, la verticalité ne permet pas l’utilisation de toutes les ressources créatrices, qu’elle laisse de côté beaucoup de chose.Le problème c’est que Rebillard semble s’intéresser plus au discours que les médias tiennent sur le Web 2.0, nécessairement déformé, qu’au discours tenu par les auteurs qui discutent du Web 2.0. En témoigne comme je l’ai dit, le peu de livre sur le Web 2.0 que contient sa bibliographie. Cela le conduit, d’ailleurs, à des citations très étranges. On retrouve p. 21, ce paragraphe : « Pour les partisans du web 2.0, la communauté n’est donc pas seulement une alternative à l’architecture verticale des industries de la culture et de l’information ; elle n’est rien de moins qu’une nouvelle modalité de structuration des rapports sociaux : « in the end, not an alternative society, but an alternative to society » » La citation si effectivement elle est en lien avec l’idée de la phrase et très certainement avec Internet, n’a strictement rien à voir avec le Web 2.0 comme le sous-entend la tournure de la phrase. Elle date de 1996, soit 9 ans avant « l’invention » de l’expression Web 2.0. Loin de moi l’idée de nier que cette idée soit proche des idées associées au Web 2.0, mais il aurait été plus sérieux de trouver une citation qui parlait effectivement de celui-ci.
La suite du chapitre va donc montrer que loin d’être aussi révolutionnaire, Internet et donc (puisqu’il y a association dans le livre, comme le montre les références et le langage,) le Web 2.0 ne sont qu’une évolution naturelle d’une société qui n’a jamais été ce qu’on a cru qu’elle était. La société de consommation n’était pas si verticale et la consommation pas si passive. Il y avait beaucoup d’échanges, pas autant que maintenant, mais si les choses ont évolué elles n’ont pas vraiment changé. On retrouve là un des thèmes de prédilection de Wolton.
On retrouve ainsi l’idée que la télévision n’est pas uniquement un médium passif. L’auteur cite « les travaux montrant l’importance prise par la télévision dans les conversations au domicile et au travail, ou par les séries télévisées dans la socialisation amoureuse des jeunes filles » (note 5 p. 36). Le paragraphe est un peu court et on aurait voulu avoir plus d’information. Il ne suffit pas de dire c’était pareil avant. J’avoue d’ailleurs être dubitatif, il me semble qu’entre un échange via blog (ou autre) dont les caractéristiques sont la permanence et la « searchability » (possibilité de recherche), et un échange au domicile ou au bureau, la différence est grande.
De « l’échange autour des œuvres », Rebillard passe à « l’échange des œuvres ». D’après lui, « les supports antérieurs à l’Internet, [étaient] moins commodes pour de telle pratique, mais tout autant usités pourtant » (p.23). Là c’est le « tout autant » qui me fait tilté, j’avoue n’avoir aucune idée chiffrée des échange pré-numérique, mais je doute vraiment qu’il y ait eu autant de cassette copié alors qu’il y a de mp3 échangé aujourd’hui ! S’il y a eu de l’échange, il n’a jamais connu l’ampleur qu’il a aujourd’hui.

S’il est certain que le Web 2.0 n’est pas aussi révolutionnaire que certain voudrait le présenter, s’il est certain aussi qu’Internet n’apportera pas les lendemains qui chantent, il est aussi certain qu’il est bien plus révolutionnaire que Rebillard le souhaiterait. Voilà en effet à quoi peut se réduire Internet selon lui : « Nous avons rappelé ici que, depuis les débuts de leur industrialisation, la culture et l’information ont toujours vu leur processus central de diffusion verticale et massive se compléter de relations entre consommateurs. (…) Ce qui est nouveau avec l’Internet, c’est l’envergure de ces pratiques. » (p.23).
Pour caractériser ce point de vue, je ne peut résister à citer l’auteur en transformant un peu sa prose. « Une telle analyse est abusive parce qu’elle réduit la nouveauté à cause d’une ignorance – volontaire ou involontaire – de la situation actuelle. » (p.23).
Si les processus verticaux ont toujours été complétés de processus horizontaux, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Ils ont chacun leur existence autonome, et chacun complète l’autre lorsqu’il le faut.
Et là je me rend compte que ca commence à faire long et que je n’ai traiter que du premier point du premier chapitre. Suite donc au prochain épisode.
Photo Fickr : Nimages DR, BellaHM
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Louis
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