mercredi 21 mai 2008

Comment le Web change le monde part 2

Donc je continue sur ma lancée d'hier avec une revue du troisième chapitre du livre de Pisani et Piotet.
Le chapitre s'intitule "les techniques discrètes du web aujourd'hui". Deux mots : excellent chapitre ! Non que les auteurs révolutionnent l'analyse du Web, mais ils réussissent à présenter simplement les techniques majeurs du Web 2.0. Bon c'est vrai mon avis est biaisé parceque je suis un utilisateur régulier des dites techniques, mais j'ai trouvé la présentation claire. On y aborde autant l'histoire derrière leurs apparitions, que leurs manières de fonctionner ainsi que ce qu'elle change par rapport au Web 1.0. Chapeau bas. J'ai même appris des trucs sur l'histoire du RSS et de l'Ajax.

Le chapitre se construit en trois partie. Une première qui expose ce qu'est le web d'ajourd'hui. La deuxième se penche sur les techniques et la troisième parle de ce que ça change.
Je n'ai pas grand chose à redire mis à part que le propos est trop bref. On aurait aimé avoir une analyse plus en profondeur. Peut-être pas les détails techniques, mais plus d'info. Mais si ça se trouve ce que je veux se trouve dans la suite du livre.

La suite donc demain normalement.

(Oui je sais c'est pas comme ça que je vais donner une orientation plus philosophique au blog. dsl)

mardi 20 mai 2008

Comment le Web change le monde Part 1

Donc, comme je le disais ce matin sur Twitter, j'ai commencé à lire le livre de Francis Pisani et Dominique Piotet Comment le web change le monde : l'alchimie des multitude. Je tiens d'ailleurs à les remercier pour leur initiative de demander à leur éditeur de mettre un certain nombre d'exemplaire de son livre gratuitement à disposition des blogueurs qui le souhaiterais, avec comme seule contrepartie de s'engager à en faire une review. Je m'envais donc honorer ma partie du deal.
J'avais au début l'intention de faire un post par chapitre. Je ne le ferais pas. Je vais découper ma critique en fonction de mes lectures, mais j'espère tenir le rythme de un billet par jour. J'avais promis la même chose pour le livre de Rebillard (cf. ici), mais je n'ai pas tenu. J'ai bien l'intention de tenir mon engagement cette fois-ci, ne serait-ce que par respect pour l'action de Francis Pisani. Aujourd'hui donc l'Intro et les deux premiers chapitres. Mais avant un rapide overview du livre.
Deux points noirs, mais c'est vraiment parceque je fonctionne comme un universitaire. Ni bibliographie, ni index. En revanche les notes sont pleines d'indications bibliographiques qui vont chercher autant dans le domaine académique que dans le domaine grand public.
Le découpage du livre est pas mal. 3 parties, 9 chapitres, un développement logique. Une introduction au web aujourd'hui, un analyse de ce que ce web représente et une grosse partie spéculative intitulé "Ce que cela change" dont le titre est assez explicite.
Dans le corps même de l'ouvrage, chaque chapitre est accompagné de petits encarts (on sent le journaliste) qui permettent un complément d'info en présentant un des penseurs de l'Internet (danah boyd, David Weinberger), un type d'application (Twitter, Zoho) etc.
Bref le livre se veut clairement comme une introduction grand public, mais serieuse au monde actuel d'Internet. À la lecture des premières pages, le pari me semble être réussi.

Donc mon avis en deux mots sur ce que j'ai lu pour le moment. On est clairement devant un traitement journalistique de la galaxie Internet. Les données et les analyses sont présentent mais n'étouffent jamais le propos. Il est dommage en revanche que les données soient présentée sous formes presque brutes. On a parfois des suites de paragraphes, ou de "points" qui accumulent des données. Les analyses suivent et sont claire, mais on aurait préféré avoir un propos plus fluide. Ca donne en tout cas à voir que les auteurs ont fouillé leur sujet.

Plus dans le détails maintenant. Je regrette l'absence d'une histoire de l'Internet. À la place nous n'avons que l'histoire récente, c'est à dire depuis l'éclatement de la bulle et encore très résumé. Ce n'était peut-être pas nécessaire, mais ca aurait permis à l'ouvrage d'apporter au grand public une information qui lui fait défaut.
On sent aussi chez les auteurs une volonté claire de nuancer leur propos, de ne pas tomber dans l'apologie. "Ces étranges effets peuvent nous donner de l'or, mais ça n'est jamais sûr" p.10. Malheureusement leur enthousiasme parait un peu trop pour que l'on puisse accorder vraiment du crédit à ces mises en garde. A ce point de ma lecture toutefois, je dois dire qu'on est bien loin de l'apologie. On sent bien que les auteurs sont enthousiasmes, ils ont raison à mon avis. Hegel et Kant aussi malgré leurs réserves ont vibré pour la révolution française. Non que le futur de l'Internet nous reserve le même genre de terreur. Disons que dans le cadre de chapitre que j'ai pu voir, les réserves émisent le sont en fin de chapitre, sous forme de questions. Le point de vue est donc clairement positif.

Le premier chapitre donne les clés sociologiques pour comprendre le rapport des jeunes à Internet aujourd'hui. Même si je suis bien content de voir l'utilisation faite des travaux de boyd, (espérons de ça permettent son introduction en France) je trouve que les sources sont un peu maigre. Bon il est vrai que ce n'est pas un ouvrage académique et que celles citées sont suffisante pour avoir une bonne idée de la situation actuelle. Quoi qu'il en soit, ce genre de chapitre, s'il touche un assez large public devrait permettre de faire changer l'idée d'un internaute autiste. Pour aller plus loin je suggère le livre de Castells (La galaxie Internet) ainsi que l'exellent Objectif Blog !
Donc bonne introduction, qui met le doigt sur les points importants du web. Points qui seront justement développer dans le deuxième chapitre.
Autant le premier chapitre était une bonne intro autant le second est trop court. Les deux concepts centraux du chapitre sont le réseau et l'individualisme en réseaux. Pisani et Piotet font, comme il se doit, un usage extensif des travaux de Laszlo-Barabasi (réseaux) et Wellmann (individualisme en réseaux) mais n'arrive pas à y rentrer en profondeur. On reste donc plus ou moins sur sa faim. Il aurait été interessant d'avoir une analyse un peu critique de la notion de réseaux par exemple.
Ces deux concepts sont plutôt complexes, et j'ai eu l'impression en lisant le chapitre, qu'on restait à la surface des choses. Il n'en reste pas moins que les auteurs nous permettent de nous faire une idée de ce que sont les réseaux sociaux et de ce qu'ils changent par rapport aux communauté traditionnelle. Pour une approche critique du même sujet, je suggère au passage le chapitre 1 du livre de Rébillard : Le web 2.0 en perspective. (cf. aussi ma critique du début de ce chapitre).
Bilan pour le moment globalement positif, même si le livre reste une introduction journalistique. Le public ciblé par le livre en aura pour son argent.

La suite donc, normalement demain (si je ne suis pas trop pris par Indiana Jones :) ).

Photo : amazon, Flickr : gainesp2003

vendredi 18 avril 2008

Qu'est-ce qu'un site à l'heure du Web 2.0

Deux députés ont récemment proposé de modifier la LCEN (et ici) pour mieux prendre en compte la dynamique spécifique au Web 2.0. Le problème c'est que Eric Besson à clairement dit qu'une modification de la loi n'était pas à l'ordre jour.
Et alors ? Alors, suite à l'histoire de Fuzz contre l'autre idiot, le problème est terriblement d'actualité. La France possède deux définitions légale d'un site Web, deux définitions qui sont contradictoire. Hebergeur ou éditeur ? Dans un cas il n'y a pas ou peu de responsabilité, et dans l'autre il y en a beaucoup. Et tout le problème vient en partie du fait que nos aimables législateurs n'ont aucune connaissance technique réelle en matière d'Internet. Il vient aussi du fait que les technologies sur Internet évolue très vite. Internet est très certainement, comme l'a dit L. Lessig, l'un des objets les plus complexe d'un point de vue légal.

Pourquoi est-il donc important, aujourd'hui de repenser notre définition d'un site Internet ? D'abords parce que l'évolution des technologies rends bien plus floues la frontière entre éditeur et hébergeur. La nature même de l'information en fait un objet sans cesse changeant et ambigue (Cf. La Grande conversion numérique pour les bases d'une réflexion sur la société numérique).

Qu'est-ce donc qu'un site Internet ? Un site ce n'est rien d'autre que du contenu, des suites de 0 et de 1 mis dans un disque dur. Et avec l'avènement des technologies du web 2.0, ce contenu est de plus en plus indépendant de son support. Bref, il ne sert à rien de vouloir comparer à tout prix le web avec un livre. Mieux vaut comparer le web à un espace ouvert à l'échange de propos, comme un bar ou une rue. Si je hurle des propos indécents, ou illégaux, personne ne songerait à attaquer en justice le propriétaire du lieu ou je suis.
Le problème est que la métaphore du livre est bien ancré dans les esprits. On imagine Internet et les site Web comme une matérialité qui implique une fonction d'éditeur. Cette fonction pouvait être importante lorsqu'il était difficile de publier. Mais la multiplication des outils rends extrêmement facile la publication et surtout la dématérialise complètement. A l'heure du web 2.0 il en va des sites comme de la parole. Le seul contrôle éditorial est celui de l'auteur des propos.

Il est important que le législateur prenne conscience de cette nouvelle donne. D'abords parce qu'il existe de plus en plus de site communautaire (Youtube, Fuzz, Digg, mais aussi Facebook, Wikipédia etc.) mais aussi parce que de plus en plus les sites sont composé de contenu agrégé.

Il est donc absolument important, comme le remarque l'avocat O. Iteanu, de "s'accorcher à tout prix au statut d'hébergeur." (Source)

mardi 8 avril 2008

déménagement

Donc comme je l'ai deja dit, je suis en plein déménagement. Je n'ai pour le moment ni trop le temps de poster, ni le temps de répondre à mes commentateurs, ni meme le temps de me tenir à jour de l'actualité du net.
Si vous voyez des news suceptibles de m'interesser, n'éhsitez pas. Merci d'avance.

mercredi 2 avril 2008

T-Mobile : compagnie de l'absurde

Je continue dans ma lancée des "je soutiens". Niespika passe au magenta, mais c'est temporaire. Explications !
Il y a quelques temps, France télécom ouvrait Orange, une marque commercial pour ses téléphones portables. Je me souviens d'une épigraphe énervée que j'avais vu alors sur une affiche dans le métro parisien : "Des copyrights sur les couleurs, mais où s'arreteront-ils ?". EDF à fait la même chose avec "Bleu ciel". Pourquoi ne pas mettre des copyrights sur les lettres aussi ? Bref, si l'on pouvait se dire que protéger un truc comme ça était une absurdité, eh bien la firme américaine T-Mobile pousse le crétinisme encore plus loin. Leur logo est en effet magenta, et il s'avère qu'un blog traitant des mobiles à choisi une couleur de logo identique. Ça n'a pas plus à T-Mobile qui à donc envoyé une note demandant que le blog change de couleur. Il serait interdit d'utiliser le magenta ?
Le blog à réagit en changeant son logo, et une guerre est ouverte pour "libérer le magenta". J'ai décidé d'y prendre part, d'abord parceque franchement c'est absurde et ensuite parceque ca me permet de changer un peu du noir habituel.

(source de l'info : Mashable )

lundi 31 mars 2008

Le legislateur ne comprend rien

Bon, eh bah la sanction est tombé. Martinez 1 Fuzz 0. Que dire de tout ça ? Je ne suis pas juriste ni quoi que ce soit de ce genre. Voilà en tout cas ce qui s'est passé :
""Deux lois s'affrontaient. D'un côté, la loi sur la confiance dans l'économie numérique, la LCEN, et de l'autre, le code civil et son article 9 qui spécifient que chacun a droit au respect de sa vie privée", explique Emmanuel Asmar, avocat de M. Martinez, qui a assigné 25 sites en février. Or la LCEN distingue le statut d'hébergeur et celui d'éditeur de sites Internet, conférant à l'éditeur la responsabilité du site. (...) Leurs promoteurs se protègent en se considérant comme des hébergeurs. Le TGI de Paris en a décidé autrement, jugeant qu'ils étaient responsables de leurs contenus à l'instar des éditeurs. Il a considéré qu'en publiant un lien vers un blog qui donnait une information sur M. Martinez, "Fuzz.fr avait opéré un choix éditorial"." (Source : Le Monde)

Le problème, comme je l'ai déjà dit, c'est que des termes comme hébergeurs ou éditeurs ne peuvent absolument pas s'appliquer tel quel au monde numérique. Penser Internet avec des termes issues d'une culture de l'imprimé c'est montrer son incapacité à saisir ce qui est en jeux. La conséquence de cette décision est qu'un service comme Google News ou Facebook, ou Flickr est responsable du contenu de ses utilisateurs. D'un point de vue simplement technique c'est, je me repète, ne pas avoir une idée claire de ce qui est en jeux. D'un point de vue social, c'est restreindre énormément les usages que permettent le net.
Il est temps que la justice prenne la pleine mesure des spécificités de l'ère numérique. D'autant plus que la technique et les usages sont toujours en avance sur le droit et que celui-ci finit toujours par céder (comme dans le cas du divorce par exempl).
Remarquons au passage l'hypocrisie de Martinez et de son avocat, qui n'a poursuivi que des petits sites, mais n'a à aucun moment poursuivi GoogleNews par exemple, qui pourtant avait tout autant transmis l'info !

Triste époque.

PS : Je tiens à présenter mes excuses à ceux qui ont laissé des commentaires et à qui je n'ai pas encore répondu, je suis très pris en ce moment. Je suis désolé aussi du faible nombre d'update ces derniers temps, j'ai pris bcp de retard, je ne sais trop quand je vais pouvoir le rattraper, d'autant que je vais avoir une coupure d'accès du fait d'un déménagement.

jeudi 20 mars 2008

Fuzz contre Martinez : encore un qui n'a rien compris.

Reprenons l'expression consacrée : Je n'aime pas Olivier Martinez. Non que j'ai quelque chose contre lui en particulier, même si j'avoue trouver qu'il joue très mal, son interpretation dans le Hussard sur le toit était déplorable. Au delà de ça je ne connais pas le personnage. Je ne connais que sa dernière bêtise, comme tout le monde j'imagine.

Je connais vaguement Fuzz, l'un des digg-like français. Le peu de fois ou je l'ai utilisé, je l'ai trouvé franchement lent. Je connais aussi vaguement le blog presse-citron, il fait parti de mes flux, mais je ne le lis guère, je n'y vois aucun intêrét. Mais dans l'affaire qui nous concerne, j'ai décidé de prendre partie pour l'homme derrière Presse-citron, Eric Dupin, et son digg-like Fuzz.
Dont acte :


Soutenons le Presse-Citron !


Recommandé par des Influenceurs


Bref de quoi s'agit-il ? Donc l'atroce acteur français, a décidé d'attaquer en justice Fuzz, au motif que ce site à publié quelque chose à propos de sa vie privée. A priori, rien de bien grave, atteinte à la vie privée et hop, recours en justice, ça se fait tout les jours, et c'est normal. Sauf que là, ce que Martinez ne comprends pas, c'est que Fuzz, pour reprendre une comparaison sympa que j'ai vu sur Gueule de Loup, c'est comme les Pages Jaunes, un simple relayeur d'information. Qui irait attaquer les Pages Jaunes pour publicité mensongère ?
Ce qui est étonnant dans le cas de l'affaire Martinez, c'est que le bloggeur qui à soumis l'info la tirait du site de Voici et donc, comme c'est le cas pour les digg-like renvoyait directement dessus, pourquoi donc, ne pas attaquer Voici ? (Peut-être que c'est aussi le cas, je n'en sais rien).

D'un point de vue légal, la démarche de Martinez est tout à fait justifié. En effet, le propriétaire d'un site web est considéré comme un éditeur de contenu, il est donc responsable de tout ce qui est publié sur son site. Cela va, si j'ai bien compris, jusqu'à être responsable du contenu des sites qui sont en liens sur son propre site. En gros, il me serait possible d'être assigné en justice, si l'un des participant à ce blog indiquait dans l'un de ses commentaires, un lien vers des contenu illégaux (site nazi, raciste, ou autre).
Au regard de la loi, Fuzz est donc coupable. Sauf que, pour reprendre un phrase de Lessig, l'Internet est l'objet le plus complexe jamais crée d'un point de vue légal. C'est le pire cauchemard des juristes. Les technologies évoluent tellement vite, qu'il faut reconsidérer les lois assez vite.
Qu'est ce que je veux dire concrètement ? Aux yeux de la loi, je suis responsable du contenu de mon site, et donc des liens qui y sont mis. Mais de ce que je comprends, il y a beaucoup de flou ici. En effet, imaginons que la page vers laquelle un de mes commentateurs pointe contienne des flux RSS, donc évolutif, puis-je être tenu pour responsable de l'évolution future de son contenu ? Contenu dont le propriétaire de la page n'est d'ailleurs pas l'auteur.
Il n'est pas clair d'ailleurs, si je doit être tenu pour responsable de la teneur du site qui est pointé ou seulement de la page. Ce problème est d'autant plus important à regler qu'avec les technologie php, les pages ne sont pas grand chose, puisqu'elles sont complètement dynamique.
Et qu'en est-il des flux RSS qui je redistribue sur ma page ? Si je suis abonné au flux RSS d'un site tout à fait correct qui se fait hacké par un groupuscule Nazi et publie tout à coup des billets raciste, suis-je responsable ?

Dans le cas plus précis de l'affaire Martinez-Fuzz, pourquoi Martinez n'a-t-il pas assigné en justice Google news, qui a aussi publié l'histoire ? Pourquoi pas Technorati ? Ou tout autre agrégateur de contenu ?
Bref en attaquant Fuzz comme il le fait, Martinez montre qu'il ne comprend rien au net, ce n'est pas un défaut en soi, mais quand il permet de faire des actions débiles, ca devient un gros défaut.

Au delà, cette affaire montre bien qu'il est urgent pour nos législateurs, (de lire Lessig :p) et de prendre conscience qu'il n'est plus possible de continuer à penser Internet en des termes issue d'une culture matérielle, issue de la culture de l'imprimé. Il est important de comprendre que les cadres de pensée qui était les notres depuis l'invention de l'imprimerie ne sont plus tenable dans un environnement numérique.
Bref, assimilé un bloggeur ou n'importe quel propriétaire de site web, à un éditeur de contenu est une grave erreur. J'espère vraiment que le juge chargé de l'affaire Fuzz-Martinez en aura conscience. Je l'invite, et vous tous aussi, à lire l'excellent livre de M. Doueihi (La Grande conversion numérique), dont j'ai déjà parlé (cf ici), il y pose les bases essentielles pour comprendre le monde numérique.

jeudi 6 mars 2008

Ginger prise 3

Donc, il y a deux jours je signalais mon enthousiasme pour la nouvelle version de Netvibes. J'y trouvais deux usages intéressant. J'ai déjà détaillé le premier dans mon dernier billet, aujourd'hui parlons du second. Il s'agit d'un usage éducatif.

La gestion d'un univers Netvibes permet en effet à un professeur de signaler très facilement à ses élèves des flux d'informations intéressants et de créer une discussion autour de ceux-ci. Tout ça de manière centralisée.
Imaginons que je sois un professeur de sciences politiques. Il m'est possible via mon univers de sélectionner les meilleures sources d'informations, en souscrivant par exemple au flux rss des sections "International" du Monde, d'El Pais, ou du New York Times. De séléctionner aussi des blogs traitant des relations internationales (OxBlog, The IR Blog par exemple). Et d'ajouter à tout cela un moyen pour nous (mes éléves et moi) d'échanger autour de cela, un widget Wall, par exemple, ou un widget page web renvoyant vers un forum. Il m'est même possible de mettre chaque flux dans un onglet et de lui associer un widget de discussion.

Ok me direz-vous, mais un site web pourrait faire la même chose ! Oui, mais il faut avoir de bonnes bases en informatique pour en mettre un en ligne qui le permette.

Les univers Netvibes permettent, de centraliser l'information, tout en diversifiant les sources et en facilitant les échanges. Rien de novateur, puisque c'est en partie pour ça qu'on se sert d'Internet, mais nous avons là un outils encore plus simple que les précédants.

Voyez-vous d'autres usages ?

lundi 3 mars 2008

Ginger prise 2 : une carte d'identité virtuelle.

Après quelques jours d'utilisation qu'est-ce que je peux dire de Ginger, la nouvelle version (enfin pas tant que ça) de Netvibes, et de ses univers ? Eh bien j'adore ! Je ne suis pas sur, j'en doute même fort, de tiré partie de la totalité de ce que ce service m'offre, mais franchement j'adore.

Quelques précisions donc. De quoi s'agit-il ? Netvibes, est à la base un lecteur de flux rss parmi d'autre (Google Reader, Pageflakes etc.) mais dans sa version Ginger, il apporte une touche social à ce service. Il est en effet désormais possible d'ouvrir ce qui s'appelle un univers, c'est-à-dire une page complètement customisable faite de widget, et ouverte à tous. Il s'agit donc de rendre disponible à tous ce qui n'était pour le moment que privé. A priori rien de très folichon donc. Ce fut effectivement ma première réaction. En gros chacun va pouvoir devenir une sorte de portail d'actualité diffusant les flux rss qu'il lit. C'est d'ailleurs l'usage majeur qui semble en être fait pour le moment. La plupart des univers que j'ai visité, que ce soit des univers de quidam, ou des univers d'organes de presse, propose essentiellement une sélection des meilleurs flux rss.

Je pense pourtant, après réflexion, qu'il y a plus. Il me semble qu'il deux usages intéressants pour ces univers. Le premier, c'est l'objet du titre de ce billet. Les univers netvibes sont en effet, en quelque sorte, une carte d'identité virtuelle. Ils permettent de centraliser facilement la totalité des flux rss émis par un individu. Les widgets permettent d'ailleurs de visualiser facilement certain type de contenu émis, comme les contributions à Digg ou à Flickr par exemple. C'est ce que je fais d'ailleurs avec l'univers Niespika. Comme je l'ai dit dans le précédant billet, vous y trouverez les flux du blog, le flux twitter, mais aussi les documents que je rends publics via Zoho, et les bookmarks delicious etc.
L'identité en général, mais aussi sur Internet ne s'arrête cependant pas à la somme des activités d'une personne. Elle inclus aussi les intérêts de celle-ci. Les univers netvibes via les widgets et le flux rss permettent évidemment aussi d'indiquer ses gouts, ses lectures etc. Vous retrouverez donc bien évidemment une sélections des blogs que je lis.

De ce point de vue, il s'agit effectivement comme je l'ai lu d'une véritable carte d'identité 2.0. Quelle différence alors avec Facebook, Myspace ou même Ziki ? J'avoue ne connaitre les deux dernier que par apperçu, je connais en revanche le premier à force d'utilisation.
Tout trois me semblent répondre à la question "qui êtes-vous ?" alors que les univers netvibes répondent à la question "que faites-vous ?". Ce sont deux manières d'aborder l'identité. Facebook et Myspace sont en plus des réseaux sociaux, l'un fermé l'autre ouvert, ce que n'est pas, ou ne revendique pas Ziki, pas plus que Netvibes. Si pour ces deux derniers, il est possible d'accèder au réseau des relations de l'individu, ce n'est pas, a priori l'utilisation première de ces sites.

Ziki permet non de communiquer sur les activités de quelqu'un mais sur ce qu'il est. C'est un site qui permet de manager son identité en ligne, c'est d'ailleurs sur cet aspect qu'est axée la communication du site. Ce qui compte c'est donc les informations personnel de l'utilisateur du service.
Il en va presque de même pour Facebook et Myspace, qui ajoute une dimension sociale à cela. Les deux site sont en effet avant tout des site qui permettent d'indiquer qui l'on est, qui sont ses amis en offrant un moyen de communiquer avec eux (les commentaires, le wall). Ni Facebook ni Myspace n'ont de sens sans ces trois choses, alors qu'il est tout à fait possible de ne pas customiser sa page, en n'ajoutant aucune application.
C'est là une des différences majeurs avec les univers Netvibes, qui n'ont eux, aucun sens sans les widget ou les flux rss.

Il est vrai en revanche que maintenant, les usages fait des différents site tendent à les faire se ressembler. Ziki étant peut être le plus différent de tous. Quoi qu'il en soit, l'utilité première de chacun fait qu'il est tout à fait possible de les utiliser en parallèle sans qu'il y ait redondance. D'autant plus que comme je l'ai déjà dit, l'identité sur Internet est polyphonique, chaque site permettant alors aux différentes facettes de l'identité de s'exprimer séparément.

Je parlerais du deuxième usages dans un prochain billet.

(Photo : Flickr : zigwamp, Photo.Nokia )

jeudi 28 février 2008

Netvibes' Universe

Pour je ne sais trop quel raison, j'ai été upgradé de la version classique de netvibes à la version ginger. J'en ai donc profiter pour ouvrir mon "univers netvibes" sorte de page web toute pleine de widget, facilement customisable.

Bref, pour ceux que ca interesserait, voici l'adresse : http://www2.netvibes.com/niespika

Vous y retrouverez les flux de mon blog, des commentaires et de mon twitter. J'y ai ajouté le flux de mes documents publique sur Zoho. IL n'y en a qu'un pour le moment, mais je devrais en uploader quelques autres dans les prochains jours. Il y a aussi un wall pour vos commentaires. J'y ai mis un accès direct à ce blog.
J'ai ajouter aussi les flux rss des blogs que je consulte le plus.

Si certain d'entre vous utilise aussi netvibes, n'hésitez pas à vous manifester.