Suite et fin de ce compte rendu de lecture du livre de Pisani et Piotet.
Aujourd'hui, un chapitre sur les média et la conclusion.
Le tout reste dans le même genre que ce qui a précédé. Une bonne intro mais pas assez de détails. Le chapitre sur les médias est pas mal foutu, il ouvre de bonne piste de réflexion, même si je l'ai trouvé moins critique que les autres. Non pas qu'il soit uniquement positif envers ce que les auteurs appellent les média de participation, mais on ne trouve pas autant de mise en garde sur les dérive possible.
Les outils web qui permettent ce nouveau rapport à l'actualité nous sont bien présenté : netvibes, agoravox, youtube delicious etc. La manière dont ils sont utilisé aussi. Les réactions des média traditionnel est aussi bien expliqué. Mais j'ai l'impression qu'on en reste là. Il y a comme un gout d'inachevé. Même si tout est plutôt bien expliqué, il y a quelque chose qui manque. Peut-être un peu de distance critique, peut-être un peu de réflexion autour de tout ces changements. J'ai l'impression d'être face à un catalogue d'outils, un catalogue de changement, des listes de raisons de changement, mais pas à une analyse critique.
Dommage.
La conclusion est quant à elle, à l'image du livre. Voilà le web tel qu'il se fait. J'ai l'impression de donnée une image assez désenchanté à la fin de la lecture de ce livre, mais je crois qu'il y a une part de déformation professionnelle importante. J'ai besoin de fait, de raisonnement argumenté, d'analyse critique. Or ce livre n'est pas là pour ça. Il est là pour présenter comment le web change le monde, bref, qu'est-ce qui se passe sur le web en ce moment, quelles sont les directions de réflexion intéressante qu'il amène. Et c'est bien ce qu'il donne.
On en ressort avec un bon panorama des outils que le web nous propose, des usages qui en sont fait, et des perturbations que tout cela pourraient provoquer. Même s'il n'y a pas toute la distance critique nécessaire à une analyse académique, on sent quand même que les auteurs ne veulent pas succomber à leur enthousiasme, et c'est une bonne chose.
Voilà. À noter toutefois que la postface est étrange. Elle se termine sur une note qui ne reflète pas vraiment le point de vue des auteurs. "de chaque "webacteur" dépendra tout de même la capacité de ce "beaucoup" à nous propulser vers le progrès ou à nous expédier dans le mur."
Je n'ai pas l'impression qu'il y ait le moindre doute à avoir pour les auteurs. Nous n'allons pas dans le mur, même si pour eux il faudra faire preuve d'esprit critique, il n'y a pas de doute à avoir. Pour preuve la conclusion se termine sur la révolte des usagers et qu'il y a là une note d'espoir pour les auteurs.
Bon sinon, pour ceux qui voudraient aller plus loin, en anglais, le livre de Yochai Benkler "The wealth of networks" est en quelque sorte le pendant académique du livre de Pisani et Piotet. En francais, Objectif blogs ! est un regard interessant sur la sociologie du web actuel, à travers les blogs. Et puis il y a aussi Le Web 2.0 en perspective pour une regard critique sur les idées que mettent en avant Pisani et Piotet.
Bonne lecture à tous
Aujourd'hui, un chapitre sur les média et la conclusion.
Le tout reste dans le même genre que ce qui a précédé. Une bonne intro mais pas assez de détails. Le chapitre sur les médias est pas mal foutu, il ouvre de bonne piste de réflexion, même si je l'ai trouvé moins critique que les autres. Non pas qu'il soit uniquement positif envers ce que les auteurs appellent les média de participation, mais on ne trouve pas autant de mise en garde sur les dérive possible.
Les outils web qui permettent ce nouveau rapport à l'actualité nous sont bien présenté : netvibes, agoravox, youtube delicious etc. La manière dont ils sont utilisé aussi. Les réactions des média traditionnel est aussi bien expliqué. Mais j'ai l'impression qu'on en reste là. Il y a comme un gout d'inachevé. Même si tout est plutôt bien expliqué, il y a quelque chose qui manque. Peut-être un peu de distance critique, peut-être un peu de réflexion autour de tout ces changements. J'ai l'impression d'être face à un catalogue d'outils, un catalogue de changement, des listes de raisons de changement, mais pas à une analyse critique.
Dommage.
La conclusion est quant à elle, à l'image du livre. Voilà le web tel qu'il se fait. J'ai l'impression de donnée une image assez désenchanté à la fin de la lecture de ce livre, mais je crois qu'il y a une part de déformation professionnelle importante. J'ai besoin de fait, de raisonnement argumenté, d'analyse critique. Or ce livre n'est pas là pour ça. Il est là pour présenter comment le web change le monde, bref, qu'est-ce qui se passe sur le web en ce moment, quelles sont les directions de réflexion intéressante qu'il amène. Et c'est bien ce qu'il donne.
On en ressort avec un bon panorama des outils que le web nous propose, des usages qui en sont fait, et des perturbations que tout cela pourraient provoquer. Même s'il n'y a pas toute la distance critique nécessaire à une analyse académique, on sent quand même que les auteurs ne veulent pas succomber à leur enthousiasme, et c'est une bonne chose.
Voilà. À noter toutefois que la postface est étrange. Elle se termine sur une note qui ne reflète pas vraiment le point de vue des auteurs. "de chaque "webacteur" dépendra tout de même la capacité de ce "beaucoup" à nous propulser vers le progrès ou à nous expédier dans le mur."
Je n'ai pas l'impression qu'il y ait le moindre doute à avoir pour les auteurs. Nous n'allons pas dans le mur, même si pour eux il faudra faire preuve d'esprit critique, il n'y a pas de doute à avoir. Pour preuve la conclusion se termine sur la révolte des usagers et qu'il y a là une note d'espoir pour les auteurs.
Bon sinon, pour ceux qui voudraient aller plus loin, en anglais, le livre de Yochai Benkler "The wealth of networks" est en quelque sorte le pendant académique du livre de Pisani et Piotet. En francais, Objectif blogs ! est un regard interessant sur la sociologie du web actuel, à travers les blogs. Et puis il y a aussi Le Web 2.0 en perspective pour une regard critique sur les idées que mettent en avant Pisani et Piotet.
Bonne lecture à tous
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