Après un weekend passé à ne rien faire, je reviens avec l'avant dernière partie de mon compte-rendu du livre de Pisani et Piotet : Comment le web change le monde.
Aujourd'hui au programme deux chapitres de la troisième et dernière partie du livre. "Une économie de la relation peut-elle être rentable ?" et "Vers l'entreprise liquide ?".
Deux questions avec l'économie au coeur. Deux chapitre très inégaux.
Le premier est une sorte de commentaire lucide, et j'insiste sur ce point, du livre de Chris Anderson "The long tail" matiné de commentaire tiré de Wikinomics. Le second est le chapitre peut-être le plus fouillé du livre. Tout les deux sont intéressant, mais pas au même titre.
Avec le premier, on est introduit à certains phénomènes intéressant du Web. La longue traine évidemment, avec son corolaires les marchés de niches. Mais aussi le concept de consommacteur, l'idée que le consommateur participe aujourd'hui activement à la production des produits qu'il consomme. Plus généralement il est question d'économie de la participation.
La partie la plus intéressante de ce chapitre est celle où les auteurs s'interrogent sur la viabilité des modèles économiques du web actuel. Ils rejoignent alors par certains aspects des idées que développe Chris Anderson (encore lui) dans son article intitulé Free, mais dans des perspectives assez différentes.
J'insiste (encore) sur le fait que ce chapitre même s'il est assez faible (peu de référence factuelle) est assez lucide et refuse de tomber dans le déterminisme technologique que l'on retrouve chez Anderson et Tapscott (l'auteur de Wikinomics). On trouve donc parfois de saines interrogation sur les risques associés aux transformations annoncés par les auteurs que Pisani et Piotet citent.
Le chapitre 7 est en revanche bien mieux foutu. Les analyses sont plus fines, plus critiques quand il le faut, et surtout elles sont soutenu par des faits. Tout le chapitre est peint en tonalités grises. On en ressort avec l'impression que les nouvelles technologies du web sont entrain de mettre une pression sur le monde de l'entreprise, mais on ne sait pas si cette pression est positive ou pas. Et surtout on se rend bien compte que s'il n'y a pas d'adoption de ces techniques, rien ne changera. Bref, une révolution technologique n'est rien si elle n'est pas suivit par une transformation culturelle.
Quoi qu'il en soit, le concept d'entreprise liquide est interessant et les auteurs nous donnent une bonne idée de ce qu'il faut comprendre par là. Ils nous introduisent par là à de nombreux outils disponible sur le web.
Le but de la troisième partie du livre est de répondre à la question "Ce que le web change". Pour le moment c'est bien le cas, mais plutôt que de dire où tout cela nous emmène, ils ne font que pointer dans certaines directions en prenant bien soin de pointer les problèmes qui peuvent survenir, ainsi que les raisons pour lesquels nous pourrions suivre d'autres directions.
La suite très bientôt.
lundi 26 mai 2008
Comment le web change le monde Part 4
Publié par
Louis
à l'adresse
15:58
Libellés : Critique de livre, Web 2.0
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